Activités

Ci-dessous, les détails sur les événements passés, veuillez consulter l'agenda pour les activités à venir.



[Journée d'Etude] Excès ? Images du corps, de santé, de la moralité et des émotions à travers les médias (2018)

The concept of excess is ambivalent: It can signify phenomena ranging from certain religious
practices to drug abuse to aspects of consumer culture; it can be an empowering selfdescription
or a stigmatizing judgment. This openness is also reflected in a variety of closely
related terms that are sometimes shared by multiple languages, such as “ecstasy,” “exstase,”
and “Ekstase” in English, French, and German, but which might also be associated with
divergent concepts like “frenzy,” “ivresse,” or “Rausch.” The workshop seeks to analyze
these facets of excess and asks how excess has been perceived and constructed in different
media. It aims to explore how images of the body, health, morality and emotions varied over
history, across cultures, and how the media themselves have contributed to the ways in which
the concept of excess has been shaped and used.
A defining feature of excess is its liminality: It generally denotes some kind of transgression
and is in this sense a relational term, referring to a normative order that has been exceeded.
Often excess evokes negative associations like abundance and waste. In terms of the body and
health, exhaustion, burn-out, addiction and overconsumption are phenomena that usually
come to mind. Nevertheless, the transgressive dimension of the excessive, like the related
concept of ecstasy, has also been seen in a positive light, viewing overflow and boundlessness
as productive, enabling forces that can release unexpected potentials and bodily resources.
Defining what constitutes excess is thus itself a matter of measurement, bound up with the
negotiation of social limits and norms. As a cultural practice, excess and how it is defined are
closely connected to changing ideas about the body, health, and emotions. Definitions of
excess based on ancient affect theory differ from nineteenth-century conceptions based on
thermodynamic models of bodily functions; mechanical views on the body and its “drives”
took a different perspective on the risks of overflow and abundance than did models focused
on energy and nerves. Nevertheless, moral panics about practices like new styles of dancing,
forms of collective leisure or party cultures labeled excessive have often been based on
similar discourses that can be traced back to pre-modern times. Finally, during the twentieth
century, understandings of health underwent considerable changes, shifting from a focus on
protection against disease to an understanding of actively preserving and securing health.
This, too, had implications for conceptions of what constitutes excess.
How are different understandings and measurements of risk and security reflected in varying
conceptions of excess? How can contemporary conceptions of the “preventive self”, the
“exhausted self”, or the “stressed self” be confirmed, challenged, extended through historical
perspectives on excess? What do diverse images and practices of excess tell us about the
cultural formation of health norms and how these norms are intertwined with moral norms
and emotional practices? In which historical and cultural contexts has excess been portrayed
as a figure of growth, overgrowth, or regeneration? Which sciences and fields of knowledge
have historically informed images of excess?
The two-day workshop seeks to explore these questions. It places a special focus on the media
through which excessive practices are portrayed and how images of excess vary or circulate
across different media, such as printed texts, photographs, different film genres and television.
How have these mediums themselves shaped and (re)negotiated concepts of body, health and
emotions? In what ways was the medium itself part of or seen as constituting an excessive
practice? Considering visual media played an increasingly important role in the run of the
twentieth century, analyses of visual material are particularly welcome.
A central goal of the workshop is to open up an international exchange and to connect
perspectives from the history of science, the history of emotions, the history of the body and
media history in order to shed new light on a history of health as a cultural history.
Organiser and contact: Sandra Schnadelbach, ERC BodyCapital Postdoctoral Researcher

7–8 juin 2018

Max Planck Institute for Human Development, Berlin/Center for the History of
Emotions


[Ecole de printemps] Histoire audiovisuelle au XXe siècle : Corps, pratiques et émotions (2018)

Le XXe siècle est le siècle au cours duquel, pour la première fois, presque tous les champs de la politique et de la société ont été pénétrés et transformés par les médias de masse modernes. Ces relations se manifestent en particulier dans les changements que les films et la télévision ont suscités dans les domaines de la médecine, de la politique sanitaire et de l’éducation. Elle commence dès les premiers films médicaux d’enseignement qui ont mis de nouvelles images des maladies et des traitements à la disposition d’un public spécialisé, elle passe par les Kulturfilme des années 1920 qui ont répandu une conception moderne du corps dans l’enceinte des cinémas et par les films éducatifs commandés par les pouvoirs publics pour être utilisés en classe, et elle s’étend  aux spots de prévention du SIDA et aux talk shows télévisés sur la santé. Les médias de masse audiovisuels reflètent et façonnent en permanence les changements de représentations, de perceptions et de pratiques liées au corps et à la santé, ces changements étant fréquemment sous-tendus par des considérations économiques. De ce point de vue, une histoire du corps, de sa perception et des émotions au XXe siècle est toujours aussi une histoire des médias de masse.

L’école de printemps « Histoire audiovisuelle au XXe siècle : Corps, pratiques et émotions » est une invitation à examiner de manière approfondie et sur une durée de cinq jours, la relation qui existe entre l’histoire du corps et sa politique d’une part, et le film et la télévision au XXe siècle d’autre part. C’est une perspective transnationale qui a été choisie ; elle prendra en compte l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne.

Cette école de printemps s’inscrit dans le projet de recherche « Le soi sanitaire comme capital corporel : individus, sociétés de marché et politique du corps dans l’Europe audiovisuelle du XXe siècle ». Elle est financée par le Conseil Européen de la Recherche (European Research Council, ERC) et dirigée par Christian Bonah (Université de Strasbourg) et Anja Laukötter (Max-Planck-Institut für Bildungsforschung de Berlin).

En comparant la situation de trois pays (Allemagne, France et Grande-Bretagne), les chercheur.e.s de Strasbourg et Berlin étudient les processus transformatifs suscités par des facteurs économiques qui ont amené le passage du concept de soins de santé globaux au sein d’un « état providence » à des idées plus récentes de capital humain et de corps sain en tant que capital individuel. Les sources de ce travail sont les médias de masse audiovisuels : films non-fictionnels historiques, émissions de télévision et vidéos diffusées sur Internet. Afin de fournir un contrepoint à la logique des médias de masse et leur opposer une logique potentiellement différente, les films amateurs et à usage privé sont également intégrés dans ces études.

Le projet s’appuie, en partie, sur les théories de Michel Foucault et sa critique de l’état moderne. En partant de l’hypothèse qu’à l’ère du néolibéralisme, la compréhension du corps est, elle aussi, façonnée par des théories néolibérales, le projet a pour but de placer les évolutions qui en découlent dans une perspective historique. Comment peut-on caractériser cette évolution vers une idéologie du « soi sanitaire » et la situer d’un point de vue historique ? Quels sont les contextes sociétaux, politiques et économiques qui ont contribué à ces développements et les ont suscités ?

Le projet se déploie sur quatre axes thématiques :

- l’histoire des aliments et de la nutrition ;

- l’histoire du mouvement et du sport ;

- l’histoire de la sexualité et de la reproduction ;

- l’histoire de la dépendance, de la toxicomanie et de l’usage abusif de substances diverses (médicaments, drogue, alcool).

L’un des objectifs de l’école de printemps est de faire découvrir à de jeunes chercheur.e.s en devenir le champ thématique  « Histoire audiovisuelle au XXe siècle : Corps, pratiques et émotions » et de leur faire rencontrer des collègues dont l’expertise est reconnue dans ce domaine.

Les points d’entrée théoriques nécessaires seront présentés et un certain nombre de sources seront examinées en groupe :

- Quelles théories et quels procédés d’analyse des médias et de mise en contexte historique peut-on en déduire ?

- Quelles sont les sources primaires et secondaires pertinentes et comment y avoir accès ?

- Dans les médias historiques, comment peut-on identifier et analyser les émotions, les formes de subjectivation et les perceptions liées au corps ?

- Quels éléments peut-on en retirer concernant le public, son usage des différents médias et leur réception ?

L’école de printemps comprend des exposés et des ateliers animés par des expert.e.s, une visite de la collection technique du musée du film de Postdam, une table ronde ainsi que des projections. Elle bénéficiera d’une collaboration avec l’Institut National Audiovisuel Français (INA) et de la présence de la directrice de l’INAthèque, Claude Mussou. En outre, le professeur Frank Bösch (directeur du Zentrum für Zeithistorische Forschung de Postdam) présentera une keynote dont le sujet sera War, Films and Emotions, 1895-1960. Les participant.e.s sont également invité.e.s à présenter leurs propres projets de recherche.

9-13 avril 2018

Max-Planck-Institute für Human Development (Center for the History of Emotions), Berlin, Allemagne


[Colloque] Émission(s) de santé. Corps, marchés et télévision, 1950-1990 (2018)

Depuis les débuts de la télévision, des sujets relatifs à la santé et au corps sont présentés et diffusés dans la sphère publique sous une multitude de formes qui vont de courts-métrages inclus dans des programmes d’éducation à la santé à des émissions de télévision scolaire en passant par des programmes de formation professionnelle, des publicités, des documentaires, des émissions de téléréalité et des journaux télévisés, mais aussi sous forme de cassettes VHS additionnelles et autres formats vidéo similaires qui circulent dans les sphères publique et privée. Qu’il s’agisse de la retransmission en direct d’opérations chirurgicales impressionnantes ou de comptes rendus de scandales liés à des médicaments dans les années 1950 et 1960, d’émissions participatives d’entrainement à l’aérobic ou de documentaires militants sur le SIDA dans les années 1980, les corps et la santé à la télévision, et plus précisément la corrélation entre l’histoire de la santé et des corps et celle des différents formats TV, n’ont pas encore été étudiés en détail. Nous formons l’hypothèse que ces documents audiovisuels ne sont pas conçus simplement comme un miroir ou l’expression de ce qu’ils observent mais qu’ils doivent être considérés comme une force performative interactive et spécifique des sociétés de média de masse.
Ce colloque a pour objectif d’examiner comment les émissions de télévision dans leur multiplicité ont abordé des questions comme le progrès médical et ses limites, ce qu’est un comportement sain ou de nouvelles formes d’exercice physique en les adaptant à une programmation et à des formats télévisuels. On en trouve un exemple particulièrement parlant dans le mouvement aérobic qui, né aux États-Unis, est arrivé à la télévision en Europe au travers d’émissions comme Gym Tonic (à partir de 1982) en France, Enorm in Form (à partir de 1983) en Allemagne ou The Green Goddess sur BBC Breakfast Time (à partir de 1983) en Grande-Bretagne. Même si ces émissions étaient contemporaines les unes des autres et similaires, le contexte national de leur diffusion diffère.
Le congrès a analysé comment la télévision et ses différents formats, avec leurs évolutions, ont rendu compte et mis en scène les corps, la santé et, pour reprendre l’exemple ci-dessus, la bonne forme physique, dans une perspective locale, régionale, nationale et internationale. Il s’agit de voir non seulement comment les spectateurs ont été invités à former des publics consommateurs de télévision mais également comment les émissions et les schémas télévisuels les ont intégrés et ont parfois fait semblant de les transformer en participants aux émissions. Les programmes de télévision ont répandu l’idée que les sujets avaient la capacité de façonner leur propre corps.
En outre, nous prendrons en compte l’évolution de l’éditorialisation et de la mise en scène télévisuelle sur le long terme, notamment dans sa focalisation sur l’intime et son adaptation à la logique consommateur/marché.
Nous souhaitons interroger les effets que ces différents aspects ont eus sur l’information préventive et sur les messages concernant les techniques sanitaires et médicales de l’époque qui ont été diffusés.
Le colloque contribuera à une meilleure compréhension du rôle que la télévision en tant que média visuel moderne de masse a joué dans ce qui peut être considéré comme la transition d’un paradigme de santé publique biopolitique national au début du vingtième siècle à des formes sociétales à la fin de ce même siècle, période à laquelle une vie meilleure et plus saine est de plus en plus façonnée par des forces de marché.

Le colloque est organisé par le groupe de recherche ERC BodyCapital et accueilli par Wellcome Collection.

19-21 février 2018
Wellcome Trust, 215 Euston Road, Londres, UK

Le rapport du colloque par Stefan Offermann est publié sur H-Soz-Kult


[Colloque] Inedits: Amateur films. Memory of Europe (2017)

ERC BodyCapital co-organise la 27ème Rencontre annuelle de l'association INEDITS pour un colloque européen sur les films amateurs et inédits et propose un échange entre universitaires et cinémathèques.

 

23 Novembre 2017 19h30-22h00: Cinéma l'Odyssée, rue Francs Bourgeois, Strasbourg

Projection publique de films issus des collections des membres d’INEDITS sur le thème « Le corps et l’eau » avec présentation par les structures participants et éléments d’analyse de Christian Bonah (Université de Strasbourg) et Anja Laukötter (MPIHD, Berlin), responsables du projet de recherche ERC BodyCapital.

 

24 Novembre 2017 8h30-17h30 : Amphithéâtre de l’ISIS, 8 rue Gaspard Monge, Strasbourg

Table ronde 1.  Collecter, conserver, valoriser les films amateurs dans les universités

Table ronde 2. Les chercheurs face aux archives

Table ronde 3. Montrer et mettre à disposition les films amateurs : partage, diffusion, protection et droits.

 [Traduction simultanée (Anglais-Français) sera proposée.]

 

24 Novembre 2017 18h30-21h00 : Salle de conférence de la MISHA, 5 allée du Général Rouvillois, Strasbourg

Projection publique Pré-programme MIRA, suivi de Journal filmé d’un exil. Un film de Magali Magne (France, 52 minutes, 2017).


[Journée d'Etude] « Capital » : fondements et actualités d’une notion. (2) Corps, capital et études des médias (2017)

Notre programme prend pour terrain les films et les productions audiovisuelles, leur contenu et leur circulation et s’articule autour de la notion de capital corporel. Il est donc nécessaire de faire un état des lieux des réflexions et discussions qui animent les champs de l’économie et de la sociologie autour de cette notion. Il est tout aussi nécessaire de penser la manière dont elle peut être mise à profit et/ou être critiquée par les études des médias et des films en sciences de l’information et de la communication et en anthropologie visuelle.
Ce second point sera central lors de la journée d’étude 4 : « Capital » : fondements et actualités d’une notion. (2) Corps, capital et études des médias. En effet, examiner la visualisation du capital corporel conduit à concevoir les médias comme un système chargé d’un pouvoir de performativité/production propre sur le corps, sans pour autant autonomiser ce système. Cette journée d’étude veut donc permettre d’enquêter sur les complémentarités des médias avec les principes de l’économie de marché en termes de promotion ou de communication, de production/reproduction de capitaux culturels, et de leur action sur la visualisation du/des corps.
Cette journée d’étude sera l’occasion de faire l’état des lieux de la littérature autour de cette problèmatique et de discuter avec des experts provenant de différents horizons disciplinaires. L’objectif est d’approfondir et de solidifier les fondements conceptuels du projet BodyCapital.

27 & 28 juin 2017
Salle Europe, MISHA, 5, allée du Général Rouvillois, Strasbourg


[Journée d'Etude] Wissenskaleidoskop. Spiegelungen interdisziplinärer Diskurse in Robert Reinerts Film Nerven, 1919 (2017)

Das Stummfilmdrama NERVEN von Robert Reinert (1872–1928), dessen Rezeption auf das zeitgenössische  Publikum selbst traumatisierend gewirkt haben soll, macht sich zur Aufgabe, die „nervöse Epidemie“ innerhalb der deutschen Nachkriegsgesellschaft in Szene zu setzen. Der bildgewaltige „Momumental-Film“ kennzeichnet die Gesellschaft der Weimarer Republik als von verschiedensten traumatischen Verletzungen, horriblen Heimsuchungen und zwischenmenschlichen Dysfunktionen geprägt. In ihm wimmelt es nur so von Figuren, die zerrüttende psychologische Störungen infolge des Kriegs ausagieren bzw. diese größtenteils bis zu ihrem letalen Ende verkörpern.
  NERVEN ist gesättigt von einem vielfältigen Diskurswissen, das aus Feldern wie demPsychoanalyse- und (Militär-)Neuropsychiatriediskurs der 1890er bis späten 1910er Jahre stammt (u. a. Kriegshysterie- und Neurasthenieforschung, Unbewusstes/Traumsequenzen, Wahnsinn/Psychose/Delirium/Angst, traumatische Neurose). Überdies verhandelt der Film politische Effekte der gescheiterten Novemberrevolution 1918/19 sowie Aspekte der Massenpsychologie und setzt sich mit Kriminologiewissen (Gewaltverbrechen, Tötungs- und Vergewaltigungsphantasien, Euthanasie) sowie Freikörperkultur und Naturmystik um 1900 (lebende Zwischentitel und quasi-biblisches, archaisches Filmende) auseinander. Er touchiert (sexualwissenschaftliche) Debatten zu erodierenden Geschlechterverhältnissen (Mutter-Sohn, Mann-Frau) sowie christologische Implikationen in einem säkularisierten Zeitalter. Auf diese Weise reflektiert der Film historisches, historiographisches sowie soziopolitisches Wissen ebenso wie kultur-, philosophie-, medizin- und psychiatriegeschichtliche Diskursfacetten. Gegossen sind diese Diskursepartikel in eine expressionistisch anmutende hyperästhetisierte Filmsprache, die eine linear-gebrochene Montage, Überblendungen, Nahaufnahmen und Tiefendimensionen der Filmbilder favorisiert, die in der (auch
musikalisch) restaurierten Fassung neu getintet wurden.

Veranstalter: Institut für Kulturwissenschaft an der Humboldt-Universität zu Berlin, in Kooperation mit dem ERC BodyCapital (geleitet von Prof. Dr. Christian Bonah und Dr. Anja Laukötter)
Konzept und Organisation: Prof. Dr. Julia Babara Köhne (Humboldt-Universität zu Berlin, Institut für
Kulturwissenschaft)
Ort: Zentrallabor, Sophienstraße 22 A, 10178 Berlin, 2. Hinterhof, 2. OG

Konferenzsprache: Deutsch


[Journée d'Etude] « Capital » : fondements et actualités d’une notion. (1) Confrontations avec l’histoire économique et la sociologie bourdieusienne (2017)

The BodyCapital project aims at a European 20th century history of changing healthy-self perceptions and practices conceived as economic history as cultural history including science and technology. Transforming our bodies into a capital and in generating individual receptiveness to the economization of health to the extent that individuals have come to internalize the adoption of such practices and devices, body labor and goods appear to be a particularly stable and valuable vantage point from which to address twentieth-century changes concerning health conceptions and practices, national health policies and politics and liberalizing market economies in Europe in an approach that may be termed as an economic health history from below.

Framing the object of study as body capital, our central question consists in asking how economic capitalist thought and evaluation have become a habitus (Bourdieu, 1979; Dalloz, 2013) internalized by individuals (Elias, 1969; Fassin, 2004) to the point that in health practices today, state-imposed public health programs and liberal market organization feed, and feed into individual citizens’ self-quantifying and self-optimizing practices, thereby making them appear evident.

Workshop WS3, “Capital”: founding and current principles of a concept (1). Confronting economic history with Bourdieusian sociology intends to confront the general assumptions of our project with classical views from economic history attempting to further test the soundness of our central hypothesis and to debunk possible “impensées”. Similarly we intend to submit our intellectual “braconnage” of Bourdieu’s concept of “symbolic capital” to further scrutiny.

Visuals do not merely mirror or express what is observed but as media are endowed with their own distinct, interactive performative power. This workshop will inquire their essential and innovative complementarities with economic market principles in terms of promotion/communication. Visuals have been conceived since the interwar period as indispensable tools for the “invisible government” (Bernays, 1928), the alter ego to the ‘invisible hand” of the market, taking the form of promotion-communication and corporate public relations.

4 & 5 mai 2017

Université de Strasbourg, Salle Afrique, MISHA, 5 allée du Général Rouvillois, Strasbourg


[Colloque] Conférence intérnationale inaugurale (2017)

Le colloque d’ouverture du projet de recherche ERC BODYCAPITAL (23-25 février 2017) rassemble des chercheurs spécialisés dans des thèmes et dans les médias issus des champs de l’histoire, de l’histoire de la médecine, de l’étude des médias, des études cinématographiques et de l’histoire du cinéma.  La conférence abordera et explorera le champ très large du programme du projet en suivant quatre axes distincts mais qui se recouvrent néanmoins partiellement :

Session 1. Entre formations locales et espaces mondiaux

Cette session explorera les évolutions et les relations entre la formation, les activités et les objectifs d’organisations mondiales (de l’UNESCO à l’OMS) dans le déploiement et la diffusion de leurs objectifs par l’intermédiaire de documents audiovisuels. Elle s’attachera à la façon dont des institutions mondiales ont conceptualisé les questions de santé pour en faire des questions globales et le rôle que les documents audiovisuels ont joué dans ce processus. Elle étudiera en outre des configurations formées localement (comme le mouvement du film amateur) et la façon dont ces groupes ont utilisé le matériau audiovisuel pour exprimer une nouvelle compréhension individuelle et collective de la santé.

Session 2. Entre Médecine, Sciences et Marchés

Cette session explorera les liens et les relations, dans l’histoire de la médecine, entre différents domaines scientifiques (de la psychiatrie et la psychologie à la neurobiologie et à la chimie) et différents acteurs industriels (comme les entreprises pharmaceutiques). Elle étudiera non seulement comment ces acteurs de premier plan ont construit et travaillé sur le consommateur avec et au sein des documents audiovisuels mais elle montrera également comment les intérêts (économiques) se chevauchent d’un champ et d’un pays à l’autre au cours du 20e siècle.

Session 3. Entre réglementation étatique et subjectivation

La troisième session mettra l’accent sur le rôle des médias audiovisuels dans deux fonctionnements différents et leurs interactions possibles. Pour étudier les efforts et les pratiques réglementaires des états, on envisagera comment différents systèmes de santé européens ont élaboré leurs tentatives d’imposer/d’apprendre à leurs citoyens à vivre sainement, et le rôle des intérêts économiques dans ce domaine.  En outre, en se concentrant sur des points de vue individuels, cette session étudiera non seulement comment des individus ont réagi à ces efforts étatiques mais également comment ils sont devenus acteurs de leur santé. Ainsi cette session s'intéressera aux pratiques d’internalisation de pratiques de la santé qui ont été décrites par des concepts tels que le « soi préventif » (Lengwiler/Madarász 2010).

Session 4. Entre Collectivisation et Différenciation

La quatrième session explorera le rôle joué par les documents audiovisuels dans l’apparition de nouveaux phénomènes au sein des pays européens et des États-Unis, phénomènes décrits comme différentes formes de collectivisation et de différenciation. D’un côté, on observe des groupes aux allures variées formés sur la base d’une question sanitaire comme les groupes d’entraide (exemples : militants de la lutte contre le SIDA, Alcooliques Anonymes ou groupe de soutien aux personnes obèses) qui ont pour but de promouvoir de nouveaux comportements et de nouvelles pratiques sanitaires. D’un autre côté, on trouve des individus organisés en divers groupes liés à des activités distinctes (comme l’aérobic ou le mouvement végétalien) qui veulent promouvoir non seulement une nouvelle vie saine mais qui fonctionnent aussi comme un nouveau marqueur de différence sociale et de frontière entre les classes sociales.

23-25 février 2017

Salle de conférence de la MISHA, 5 allée Général Rouvillois, 67000 Strasbourg


[Journée d'Etude] La circulation des images du corps. Le cadre de la télévision (2017)

Jalon du projet ERC BodyCapital , dont l’axe de réflexion est l’impact des images du corps élaborées pour les vecteurs de diffusion audiovisuelle au sein de l’Europe du XXe siècle, cette journée d’études propose de se concentrer sur le contexte médiatique propre à la télévision française. Comment s’est-elle emparée des sujets de santé et de bien-être ? Selon quels choix éditoriaux, quelles mises en scène ? S’agit-il de se borner à relayer un discours institutionnel, ministériel, ou marchand, ou bien d’y introduire l’approche critique propre au travail journalistique ? Cette approche est tantôt spécifique, tantôt globale, tantôt privilégie une émission à la démarche originale, tantôt confronte l’ensemble des programmes sur le sujet. Par une étude des contenus qui ont déterminé une décision de censure, nous verrons également par quels choix de sujet, par quels types de traitements la télévision a cherché à repousser les limites éditoriales qui lui ont été assignées. Il s’agit enfin d’examiner la place du corps dans l’ensemble de ces images : corps sexué, corps anonyme, corps pourvu d’aura, corps profilé, tête, tronc, corps en entier, en action, au repos.

6 février 2017

INA-Grand Est, 31 Rue Kageneck, 67000 Strasbourg


[Journée d'Etude] Médecine de guerre, médecine en guerre dans le cinéma de non-fiction : information, communication, propagande ? (2016)

En mars 1915 l’armée française établit la Section cinématographique de l’Armée (SCA) s’appuyant sur un accord entre les quatre grands producteurs cinématographiques français (Pathé, Gaumont, Éclair and Eclipse) pour mettre à la disposition de l’armée ses opérateurs afin de documenter la guerre. Sous surveillance des autorités militaires les prises de vues alimentent les actualités des producteurs. Leur objectif est triple : illustrer la force matérielle et morale de l’armée française; documenter par l’image les destructions par l’armée allemande; et enfin présenter à la population la vie militaire quotidienne depuis les tranchés jusqu’aux équipements et institutions.

Dans le contexte allemand on constate une évolution similaire et un peu plus tardive avec la création de la Universal Film Aktiengesellschaft (UFA). Créée en 1917 à Berlin, l’UFA établit une section enseignement qui produit des films sanitaires en temps de guerre avec l’aide financière du gouvernement allemand. De manière analogue le Art Department of the Army Medical Museum se voit investit d’une nouvelle mission et structure en novembre 1917, le “Instruction Laboratory” et la American Armed Forces’ Commission on Training Camp Activities (CTCA) qui produisent entre fin 1917 et mars 1919 une centaine de films en rapport avec l’effort de guerre. En Russie, le comité Skobelev, novice en la matière, se voit doté dès décembre 1914 du monopole des tournages dans la zone de front : la vente des images exclusives doit financer l’assistance aux blessés qui est la mission première du Comité. Avec le recrutement des meilleurs opérateurs des studios privés, notamment Pathé Russie, et les dépenses en hausse, le Comité passe rapidement à la production d’actualités de guerre pour le public russe, puis de documentaires de propagande (1915).

Dans le cadre de cette documentation cinématographique de la guerre les films à sujet médical et sanitaire sont nombreux et concernant tant des films cliniques au sujet des troubles nerveux des commotionnés (shell-shock) que des prises de vue des hôpitaux de front et des transports de malades. Ces films sont habituellement archivés ou perdus. Un intérêt particulier peut être attribué à une série d’une quinzaine de film cliniques consacrés aux commotionnés, victimes de troubles nerveux, filmés parfois nus pour des usages d’instruction militaire et parfois destinés à l’ensemble de la population.

Dans le cadre de cette médecine de guerre / médecine en guerre la journée d’étude examinera (a) la mise en scène de la vie et de la santé de guerre tant pour des spectateurs militaires que pour la population dans son ensemble ; (b) l’évolution de la mise en scène dans sa forme et son contenu de la Première à la Deuxième Guerre mondiale ; et (c) comment ces films comme moyens de communication sont associés à d’autres formes incluant des brochures, livrets, affiches, cartes postales et éventuellement la radio suggérant de prendre en considération ces films dans leur contexte plus large de dispositifs de communication.

Comment filme-t-on en France, en Allemagne, en Angleterre et en Russie l'épreuve que fait subir aux chairs et aux esprits la guerre mécanique? Comment fait-on la promotion sur les fronts Ouest et Est de la Grande Guerre de l'organisation des systèmes sanitaires efficaces, dont l'objectif est le renvoi sous les drapeaux du maximum de malades et de blessés? Comment le cinéma permet-il de reconstruire en images le statut social d'hommes diminués, dont la science s'évertue à pallier les évidents défauts ?

Co-organisé par les programmes ERC BodyCapital et CIERA – MedFilm

Lundi 7 novembre 2016

Salle des fêtes de l’Hôpital civil de Strasbourg, 1 place de l’Hôpital, 67000 Strasbourg